La confession ?

            Se confesser ?

                         Qu’est-ce à dire ?

 

Un rapide ‘’survol’’ de l’histoire : aux origines de l’Eglise, la célébration du pardon accordé, c’est le baptême. Vers le début du troisième siècle la question se pose d’une réconciliation après un péché très grave, entre autre l’abandon déclaré de la foi lors des persécutions. La possibilité d’une réconciliation est offerte après un temps de pénitence. C’est alors que le sacrement * ( * signe pour donner l’amour agissant de Dieu ) du pardon se dédouble en baptême et en pénitence publique, la réconciliation étant donnée par l’évêque.

Comme certains qui avaient fait des fautes graves, découragés par la longueur et la sévérité de la pénitence publique, attendaient l’approche de la mort pour entrer en pénitence, cette dernière est allégée et, à partir du septième siècle, on peut la vivre plusieurs fois. C’est les moines qui l’assurent le plus souvent, la réconciliation étant encore réservée à l’évêque. Durant cette période apparaît la notion de péchés secrets, « en pensée » et « par omission ».

La pénitence publique est encore pratiquée jusqu’au treizième siècle, mais de plus en plus rarement, la forme privée devenant la plus courante. Ce qui est alors progressivement considéré comme pénitence, c’est l’aveu, parce qu’il est difficile d’avouer ses péchés. Mais l’absence d’un dialogue véritable entre le confesseur et le pénitent en raison de l’affluence fait, que trop souvent, cela devient un acte formel exécuté par obéissance au commandement de l’Eglise.

 

C’est après Vatican II, en 1973, que le rituel ( règles pour le déroulement et le contenu de la célébration d’un sacrement  ) est un retour aux sources de l’Evangile et de la Tradition.

Il prévoit trois formes de célébration du sacrement du pardon :

la célébration personnelle avec absolution individuelle,

la célébration avec un groupe avec absolution individuelle

et la célébration communautaire avec absolution collective.

Cette dernière forme ne peut être pratiquée qu’exceptionnellement, les fautes graves demandant toujours une démarche personnelle.

Dans les trois formes, toujours en vigueur, le sacrement comporte quatre temps :

un temps d’accueil où on se situe devant Dieu dans une attitude de prière confiante ;

un temps pour écouter un texte de la Bible à partir duquel on peut dégager des appels de Dieu pour sa vie

un temps où on confesse l’amour de Dieu en même temps que son péché

et un dernier temps qui consiste à accueillir le pardon de Dieu pour en être les témoins. 

Pour être sérieux quant au sacrement à célébrer et envers celui ou celle qui fait la démarche personnele, il est évident que ceci ne peut pas ‘’s’expédier’’ en 2/3 minutes ni se vivre dans ‘’l’ombre’’ d’un confessionnal.

                                                           

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