Et quand on est divorcé ?

 

Le plus souvent, une démarche est faite auprès d’un prêtre quand une nouvelle union est projetée.

Quand dans un couple seulement l’un est divorcé il n’est pas possible de

célébrer le Sacrement du Mariage. Pour pouvoir le faire il est indispensable que, pour des raisons réelles, une demande de nullité du premier mariage ait été introduite auprès de l’Officialité du diocèse et bien sûr obtenue, ce qui demande 12 à 14 mois environs. 

En 1997, une équipe de prêtres dont les membres étaients souvent sollicitées par des couples, où l’un des deux ( et parfois les deux ) était divorcés,

à l’occasion de leur mariage civil ont réfléchis à la question et ont abouti à une proposition réaliste et réalisable dans le cadre de la pratique de l’Eglise.

Cette proposition est un Temps de Prière selon des modalités précises.

 

L’histoire de ce texte :

1997 : réflexion d’une équipe de prêtre et première élaboration d’une

 proposition d’un Temps de Prière en partant d’un texte d’une équipe de

 prêtres de Lorraine, membre du GREPO (Groupe de Réflexion & d’Etudes

 en Pastorale Ouvrière ) puis réflexion en équipe de prêtres d’un doyenné.   1998/99 : La commission ‘’Accueil’’ d’un Conseil Pastoral de Secteur’’

( composée de laïcs et d’un prêtre ) prend en compte ce texte, en discute,

 constitue un dossier qui sera présenté, lors de la visite pastorale à l’évêque

 auxiliaire du moment qui y réagit d’abord verbalement, puis par une lettre,  en date du 6 avril 1999, où il attire l’attention sur tel ou tel point et demande des modifications quant aux expressions dont le sens est flou ou ambigü.

En voilà deux passages : “ Ce que je crois dire ici, dans la suite, ne veut en aucun cas oublier de rendre hommage à votre sens de la compréhension et de l’accueil de personnes qui ont pu être ‘’blessées’’ par un échec. Vous avez voulu également éviter toute confusion entre une prière prononcées sur des personnes contractant une nouvelle union et une célébration au rabais du Sacrement de Mariage”.

“Au cours de la réunion de synthése qui a suivi la visite pastorale, Mgr Doré n’a pas voulu traiter ce problème: il a cependant laissé entendre qu’il faudra bien, le moment venu, arriver à des comportements clairs... - Nous ne voulons pas bloquer une expérience que vous tenez à poursuivre, en accord avec les responsables de l’Eglise. Mais si possible, vous inviter à envisager une amélioration en pensant à la parole de l’Evangile: “ La Vérité vous rendra libre” - Jn 4 - Vérité des situations, vérité des personnes, vérité des gestes et des paroles”. 

Les améliorations demandées ont été faites, le texte est même paru dans un document national du GREPO sous le titre : ‘’ Divorcés qui se remarient ‘’, document que j’ai remis moi-même à l’évêque lors de la visite pastorale en décembre 2002.